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  • : Blog d'aide aux étudiants et Lycéens d'économie, de gestion et de comptabilité
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  • : Ce site est un blog regroupant les principes abordés en Licence économie, en Master de management, en BTS CGO, en Ecole de comptabilité. Il a pour vocation d'aider à la compréhension de concepts clés dans ces différents domaines.
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Texte libre

Quelques précisions

Avant de chercher des articles ou autres concepts, je vais rapidement vous présenter mon parcours. Il y a de cela longtemps (Pas trop quand même!!!), je suis sorti du BAC ES avec peu d'ambitions et surtout peu d'idées sur mon futur professionnel. Néanmoins, après un déménagement, je me suis inscrit dans une faculté dite de "province", (Rien que pour différencier Paris du reste du Monde) pour y poursuivre un enseignement d'Economie avec le fameux "DEUG ECONOMIE ET GESTION" mort depuis peu à ma plus grande tristesse. Après 2 années en Economie, j'ai poursuivi, bien que peu enthousiaste, une LICENCE SCIENCES ECONOMIQUES dite conventionnelle après mes 2 premières années. Mais dans le même temps, j'ai décidé de me former à un métier (car économiste, c'est plus une philosophie qu'un métier!! ) au CNAM dans la COMPTABILITE. Et là, avec la réforme des ECTS (cursus LMD), j'ai biaisé vers la GESTION avec un master de gestion dans un IAE de "province" où j'y suis ressorti avec une bonne place, enfin dans les 5 premiers. Avec tout cela, j'ai acquis un maximum de savoirs théoriques et mon but, aujourd'hui, est de le partager avec tous ceux qui en ont besoin.  

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Bienvenue sur le blog d'aide aux étudiants et Lycéens en économie, gestion et comptabilité

Bonjour!

Avant de commencer à lire mes articles ou autres dossiers, je tiens à expliquer "pourquoi" j'ai souhaité créer ce blog. La raison est simple, c'est que je souhaite aider les étudiants ou tout autre personne désireuse de connaître quelques principes dans la comptabilité et la gestion. Ayant suivi un cursus en économie, puis en gestion, actuellement je continue une formation d'expertise comptable. En ce sens, je souhaite apporter ma contribution pour celles et ceux qui ont quelques difficultés en la matière. L'un des principes "phare" sera de rester le plus simple possible lors de mes explications mais en gardant à l'esprit que la comptabilité ne souffre pas d'approximation. 

Avec le temps, j'espère traiter dans ce blog des concepts de base de la comptabilité, de la fiscalité, de l'analyse financière et comptable des comptes ainsi que de sa gestion. C'est assez vaste mais comme pour toute action, il faut prendre la mesure, en l'occurrence, prendre le temps d'expliquer les bases. Pour ma part, les années passées à la Faculté m'ont permis de comprendre quelques principes mais à quel prix! Si celui de la recherche personnelle durant des heures de concepts assez simplistes au fond. Donc je dédie ce blog à tous ceux qui souhaitent approfondir leur connaissances dans ces domaines.

Alors bon courage à Tous quelque soit le but de votre venue!!!

Pour faciliter les recherches d'article, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

Index de recherche 

(Notes et articles mis à jour régulièrement)

Le Mousquetaire  

Lundi 29 janvier 2007

Introduction : Le cadre comptable.

 

Pour atteindre un objectif de qualité, l’information comptable fait l’objet d’une réglementation minutieuse ayant conduit à la naissance d’un vrai choix comptable. La fiabilité de cette information implique une organisation minutieuse.

 

Section 1

 

« Les sources du droit comptable »

 

  1. 1. Les ressources internationales du droit comptable.

A)    Les traités internationaux.

 

  • La quatrième directive du 25 juillet 1978.

Son objectif est de coordonner les dispositions nationales concernant la structure et le contenu des comptes annuels, les modes d’évaluation et la publicité des documents comptables présentés par les SA et les SARL. Elles comportent des dispositions relatives à la notion de comptes annuels. Il est précisé que ces comptes annuels doivent donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière ainsi que du résultat. Elle fournit également des indications sur la structure des documents à présenter, sur les règles d’évaluation à respecter, ainsi que sur les règles de publicité et de contrôle des comptes.

 

  • La septième directive du 13 juin 1983.

Cette directive concerne la présentation consolidée par la société « mère » pour les sociétés faisant partie d’un groupe. Comme pour les comptes annuels, cette directive comporte des dispositions relatives au mode d’établissement et de présentation des documents consolidés, à leur contrôle et à leur publicité.

 

B)     La doctrine internationale.

 

C’est essentiellement de l’IASC (International Accounting Standards Commettee) commissions des normes comptables internationales, qu’émane la doctrine internationale. Son objectif est l’harmonisation des règles et des pratiques comptables au plan international. La France est représentée par l’OEC et par la CNCC. Cet organisme public des normes qui font l’objet d’une intégration dans notre droit comptable au travers de travaux de normalisation comptable du Conseil National de la Comptabilité (CNC) et du Comité de la Réglementation Comptable (CRC).

 

  1. 2. Les sources nationales du droit comptable.

A)    Les textes législatifs.

 

  • Loi du 30 Avril 1983 complétée par la loi du 11 Février 1994 (Art. L 123-12 à L 123-28)

Ces textes précisent les obligations comptables à la charge des commerçants en distinguant :

 

-         Des obligations comptables applicables à tous les commerçants.

 

-         Des obligations comptables applicables à certains commerçants personnes physiques.

 

Ø      Art. L 123-12 : Il définit les obligations générales du commerçant en matière comptable, et précise que les comptes annuels comprennent 3 documents indissociables.

 

Ø      Art. L 123-16 : Il mentionne l’existence du système simplifié des comptes annuels pour les petites entreprises.

 

Ø      Art. L 123-20 : Il traite du principe de prudence et de celui de continuité…

 

  • Le décret du 29 Novembre 1983.

 Ce texte apporte les précisions nécessaires à la mise en application de la loi comptable. Il traite en particulier des points suivants :

 

-         Les documents décrivant les procédures et les organisations comptables.

 

-         Les livres comptables des opérations.

 

-         Les journaux et les livres auxiliaires.

 

-         Les opérations d’inventaires.

 

-         La définition de certains coûts aux valeurs.

 

-         La structure du bilan et de celui du résultat.

 

-         Les dispositions relatives aux seuils au-delà desquels la présentation simplifiée des comptes annuels n’est plus possibles.

 

La présentation simplifiée du bilan et du compte de résultat est possible lorsque l’entreprise ne dépasse pas 2 des 3 seuils suivants :

 

Ø      Total du Bilan è < 267 000€

 

Ø      Montant CA Net è < 434 000€

 

Ø      Effectif è < 10 personnes.

 

Les arrêtés interministériels portant homologation des règlements du comité de la réglementation comptable.

 

B)     Les autres textes législatifs.

 

  • Les dispositions du droit des sociétés sources du droit comptables.

Les principaux thèmes visés par les nombreux articles du code de commerce relatifs aux sociétés commerciales sont :

 

-         L’établissement des comptes annuels.

 

-         L’établissement des documents d’informations financières et prévisionnels.

 

-         Enregistrement des amortissements et provisions.

 

-         Partage des bénéfices.

 

-         Présentation des comptes consolidés…

 

  • Les dispositions du droit du travail source du droit comptable.

Toute la réglementation relative au calcul de la participation des salariés se trouve dans le code du travail.

 

  • Les dispositions du droit fiscal source du droit comptable.

On citera comme exemple les dispositions du CGI qui traitent les provisions réglementées, des amortissements dégressifs, de l’amortissement exceptionnel.

 

C)     Le rôle du CNC dans l’élaboration du droit comptable.

 

Le CNC a été créé en 1957 et sa vocation  essentielle était l’élaboration du PCF et l’émission des avis et des recommandations sur les modalités de mise en œuvre de la comptabilité à propos de cas particulier. Une réforme est intervenue à compter de 1996 afin d’accélérer la normalisation comptable dans le but de la rendre plus efficace. Ainsi, 3 organismes ont été mise en place :

 

-         Le Conseil National de la Comptabilité (CBC).

 

Sa mission est d’émettre des avis et des recommandations.  

 

-         Le Comité de la Réglementation Comptable (CRC).

 

Sa mission est l’élaboration de normes comptables en France.

 

-         Le Comité d’urgence de la comptabilité.

 

Il est chargé de rendre un avis en présence d’une situation d’urgence (Conséquence comptables du passage à la monnaie unique)

 

D)    La jurisprudence.

 

Il existe peu d’arrêts ou de jugements spécifiques à la comptabilité.

 

E)     La doctrine.

 

-         L’Ordre des Experts Comptables (OEC).

 

Il est amené à formuler des recommandations à l’usage de ces membres, leur fournissant de nombreuses indications sur l’application des règles comptables.

 

-         La Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC).

 

Elle publie des documents à l’attention de ses membres pour préciser en particulier les modalités de leurs activités et faire connaître sa position sur de nombreux problèmes que pose la mise en œuvre de la comptabilité (Normes).

 

-         La Commission des Opérations de Bourse (COB).

 

Elle a pour mission de veiller à la protection de l’épargne investie en valeurs mobilières ou tout autre placement donnant lieu à appel public à l’épargne.

Section 2

 

« Le cadre comptable »

 

L’objectif de la comptabilité est la présentation de comptes annuels qui doivent être réguliers, sincères et donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l’entreprise. Ainsi, la régularité est définie comme la conformité aux règles et aux procédures en vigueur. En revanche, la sincérité consiste dans l’application de bonne foi des règles et procédures en fonction de la connaissance que les responsables des comptes doivent normalement avoir de la réalité et de l’importance relative des opérations, des évènements et des situations. Quant à l’image fidèle, elle constitue l’objectif assigné aux comptes.

 

1.       Les différents principes comptables.

 

A)    Le principe de continuité de l’exploitation.

 

« Pour l’établissement des comptes annuels, le commerçant, la personne physique ou morale, est présumé poursuivre des activités ». Les conséquences du non-respect :

 

-         Augmentation du Passif.

 

-         Diminution de l’Actif.

 

B)     Le principe d’indépendance des exercices.

 

Le Code du Commerce prévoit le découpage de la vie de l’entreprise en exercice et la production des comptes annuels à la clôture de chacun d’eux. Les conséquences sont :

 

-         Régularisation et ajustements connus sous le nom d’inventaire.

 

-         Prise en compte des évènements postérieurs à la clôture de l’exercice.

 

C)     Le principe de normalisation.

 

Il consiste à affirmer qu’un « € » reste toujours un « € » sans tenir compte des éventuelles variations de son pouvoir d’achat.

 

D)    Le principe de prudence.

 

Ce principe conduit le comptable à faire preuve plutôt de pessimisme que d’optimisme. Le Code de Commerce précise par exemple qu’il faut constater les amortissements et les provisions même en l’absence de bénéfices. On ne prend pas en compte un produit non encore réalisé, mais il est obligatoire de prendre en compte une charge probable.

 

E)     Le principe de permanence des méthodes.

 

Afin de pouvoir comparer deux exercices, l’information sera pertinente si les méthodes d’évaluation sont identiques.

 

F)     Le principe de non compensation.

 

Aucune compensation ne peut être opérée entre les postes d’actif et de passif du bilan, entre les postes de charges et de produits du compte de résultat.

 

G)    Le principe de l’importance relative.

 

Il indique que la régularité et la sincérité des comptes s’apprécient en fonction de la connaissance que les responsables de leur établissement ont de la réalité et de l’importance relative des évènements enregistrés.

 

H)   Le principe de prééminence de la réalité sur l’apparence.

 

Les transactions et autres évènements de la vie de l’entreprise doivent être enregistrés et présentés conformément à leur Nature et à la réalité financière sans s’en tenir uniquement à l’apparence juridique.

 

I)     Les dérogations aux principes comptables.

 

Lorsque l’application des principes et règles comptables ne permet pas d’obtenir l’image fidèle, il doit y être obligé.

 

2.      Le Plan Comptable Générale (PCG).

 

  1. Le contenu du PCG.

 

C’est un document divisé en 5 titres traitant respectivement des points suivants :

 

-         Objets et principes de la comptabilité.

 

-         Définition des Actifs, des Passifs, des Produits et des Charges.

 

-        Règles de comptabilisation et d’évaluation.

 

-         Tenue, structure et fonctionnement des comptes.

 

-         Documents de synthèse.

 

  1. Le caractère obligatoire du PCG.

 

« Toute personne physique ou morale à l’obligation de tenir des comptes annuels comprenant le bilan, le compte de résultat et une annexe » doivent appliquer les dispositions de l’Art. 110-1 du PCG.

 

  1. 3. Les relations entre la comptabilité et la fiscalité.

 

Chacune de ces deux disciplines ont leur autonomie, disposent d’une réglementation spécifique et possèdent par conséquent son domaine d’intervention propre. Pour l’établissement des comptes annuels, il convient de se référer à la règle telle qu’elle résulte du Code de Commerce et du PCG.

 

Ex. : Amortissement d’un véhicule de tourisme dont le coût d’acquisition éventuelle est supérieur à 18 300€.

 

Les divergences éventuelles nécessitent un traitement du résultat comptable que l’on effectue sur la liasse fiscal.

 

  1. 4. L’information comptable et financière à la charge de l’entreprise.

 

Les entreprises sont tenues de remettre périodiquement un certain nombre de déclarations auprès de l’administration fiscale telle que les déclarations de TVA… Elles doivent également fournir des réponses aux enquêtes des administrateurs économiques comme l’INSEE… Mais elles doivent aussi fournir des déclarations périodiques relatives aux

par Le mousquetaire publié dans : Comptabilité : Précisions
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Lundi 29 janvier 2007

Introduction : Le cadre générale de l’imposition des résultats.

 

Le Résultat Comptable (RC) de l’entreprise est issu de la différence entre les charges et les produits d’un exercice (via le Compte de Résultat  annuel). En revanche, le résultat fiscal (RF) ou encore résultat imposable est calculé à partir du RC auquel on rajoute les réintégrations fiscales et auquel on soustrait les déductions fiscales. La résultante de cette opération s’intitule "Bénéfice imposable". A savoir que les déductions et les réintégrations fiscales forment les « retraitements » extracomptables.

Synthétisation:

RC = Produits comptables – Charges comptables

 

RF = RC 

    + Réintégrations fiscales 

    - Déductions fiscales

 

  1. 1. Les différents régimes d’impositions des bénéfices d'entreprises.

Il existe 3 critères de fond pour apprécier le régime d’imposition des bénéfices d’une entreprise :

-    La nature de l’activité de l’entreprise (Commerciale/Agricole/Civile…)

-    La forme juridique (Entreprise Individuelle/Société de Capitaux/Société de Personnes…)

-  L’origine des revenus de l’entreprise (exemple: Professionnels/Fonciers/Mobiliers…)

A)    Les bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

      Le BIC concerne les EI (industrielles, commerciales et Artisanales) et les sociétés n’ayant pas contracté (en option) l’Impôt sur les Sociétés (IS). A savoir que les SARL familiales peuvent choisir l’imposition au titre du BIC.

 Au sein du BIC, il demeure 3 régimes fiscaux :

 

 

-         Le régime fiscal des microentreprises associé au EI.

-         Le régime fiscal du Réel simplifié

-         Le régime fiscal du Réel Normal

Tableau de synthèse :

Régimes

Conditions

Caractéristiques

 

Microentreprise

(Seules les EI/EURL et cette option est valable 5 ans avec renouvellement)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vente de biens :

CAHT < 76300€

 

Vente de services :

      CAHT < 27000€

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas de déclaration de résultat

 

Pas de déclaration de TVA

 

Résultat fiscal déterminé en faisant un % du CAHT (32% pour ventes de bien et 55% pour vente de services)

 

 

 

 Obligation de déclarer un CAHT

 

Réel Simplifié

(Possible dès le démarrage de l’activité et pas de retour possible si le CAHT > au seul de la microentreprise)

Vente de biens :

76300€ < CAHT < 763000€

Vente de services: 27000€ < CAHT < 230000€

 

 

 

Déclaration du résultat (Bilan/CR simplifiés)

 

Déclaration Simplifiée de la TVA avec la CA12 (Trimestre et 25% par acompte)

 

 

 

Réel Normal

(Possible dès le démarrage de l’activité et pas de retour possible si le CAHT > au seul du réel simplifié)

Vente de biens :

CAHT > 763000€

Vente de services : CAHT > 230000€

 

 

 

 

 

 

 

 

Déclaration de TVA (CA3 mensuel)

 

Remplir la liasse fiscale complète

 

L’option de TVA peut être fait sur :

 

 

 

 

Ø      Les débits

Ø      Les encaissements

 Ce schéma tient compte des ajout de la loi de finance portant sur l'année 2006 (donc remplis sur les déclarations 2007)

 

 

B)     L’impôt sur les sociétés/bénéfices (IS).

     Toutes les sociétés de capitaux relèvent de par leur forme juridique de l’IS à l’exception des SARL de type familiale ayant optées pour l’IR catégorie BIC. A l’inverse, les sociétés de personnes peuvent opter pour l’IS (SNC…). Les taux d’imposition sont les suivants :

-         Taux de base est de 331/3.

-         Taux de base réduit est de 19%. (Dans le cas des plus-values à long terme (2 ans et +) sur cession de titres de participation et titres de capital-risque)

-         Taux réduit est de 15%. (pour les sociétés dont le chiffre d'affaires est inférieur à 7.630.000 €)

 Néanmoins, il existe des taux d'imposition nouvellement introduit tels que:

- Les plus-values avec (19%, 15% et 16% pour les entreprises soumises à l'IR)

- Les plus-values au taux de 8% (sur titres)

 

 

 Ces modifications sont observables à partir de la déclaration "Détermination du résultat fiscal" (DGI N° 2058-A)

 

 

C)     Les bénéfices non commerciaux (BNC) et les bénéfices agricoles (BA).

    

     Les BNC sont souvent imposés au titre d’activités libérales telles que le médecin, le notaire, l’avocat. La caractéristique de ces professions libérales étant le fort apport intellectuel dans leur activité.

Les BA sont payés au titre de l’exploitation individuelle et/ou indépendante. Les exploitants agricoles regroupés en GAEC ou SCOOP doivent l’impôt au titre de l’IR catégorie BA.

ATTENTION: L’unique moyen de basculer sur un régime IS, c’est de créer une société de Capitaux (SA/SAS/SARL).

 

  1. 2. Les conséquences pour l’imposition des entreprises.

A) Les entreprises soumises au BIC.

     L’EI a un patrimoine confondu avec l’entrepreneur mais elle possède une personnalité « fiscale ». En l’occurrence, les bénéfices de l’exploitant sont ses revenus et il est donc imposé au titre d’entrepreneur individuel (Confère aparté)

     En effet, le résultat fiscal de l’entreprise est imposable sur la déclaration de l’entrepreneur individuel ou des associés des sociétés de personnes (Quote-part du bénéfice = % de détention du capital).

 

 

A savoir que la quote-part des bénéfices est imposable sur l’intégralité du bénéfice « réalisé » et non sur la partie « distribuée ».

 Exemple :

La SNC MARTINOT a réalisé en N-1 un bénéfice de 100 000€.  En N, elle décide de distribuer à ses associés 50 000€ selon la répartition suivante:

Associé ALAIN: 40% des parts.

Associé BERNARD: 30% des parts.

Associés COLIN: 30% des parts. 

 

 

 Action : Déterminer les revenus imposables de chaque associé ainsi que le montant de leur distribution.

Associé ALAIN: 40% des parts

==>  Imposition: 40% de 100 000€ soit 40 000€

==> Dividendes perçus: (50 000/100 000) x 40 000€ = 20 000€

Associé BERNARD: 30% des parts.

Associés COLIN: 30% des parts. 

==>  Imposition: 30% de 100 000€ soit 30 000€

==> Dividendes perçus: (50 000/100 000) x 30 000€ = 15 000€

 

 

 

 

      En cas de déficit fiscal, l’entrepreneur individuel ou l’associé d’une société de Personnes peut imputer ce déficit sur les autres revenus à déclarer (Salaires, Loyers perçus, dividendes d'une autre entreprises) dans la limite de 6 années.

B) Les entreprises soumises à l’IS.

      Dans le cas de l'IS, le résultat fiscal est imposable au nom de la société (Personnalité juridique propre = Personne morale).

 

 

 Exemple :

La SA ROLLIN  a réalisé en N-1 un bénéfice de 100 000€.  En N, elle décide de distribuer à ses associés (sans fonction au sein de l'entreprise) des dividendes selon la répartition suivante:

Associé DRU: 25% des actions

Associé  ELIE: 25% des actions.

Associé FRITZ: 25% des actions. 

Associé GARY: 25% des actions.

Action : Déterminer les revenus imposables de chaque associé ainsi que le montant de leur distribution.

Bénéfice N-1: 100 000€

Taux IS (Normal: 33 1/3 ): 33 333,33€

Bénéfice distribuable: 66 666,67€

Ainsi, chaque actionaire recevra 1/4 du bénéfice distribuable, soit 16 666,67€. Concernant l'imposition des associés, ces montant ne sont pas déductible d'impôt (pas d'avoir fiscaux) et ils doivent être déclarés à l'IR catégorie "Revenus mobiliers".

ATTENTION: Depuis 2005, l'avoir fiscal a été abrogé et les revenus sont alors soumis à une double imposition: (Amont) IS pour la société et IR pour les associés (Aval).

C) Les entreprises ayant dégagée une perte.

      Dans le cas d'un déficit fiscal, le traitement de la perte sera différent selon que l'entreprise soit soumise à l'IR ou à l'IS.

Concernant les entreprises soumises à l'IS, le report est qualifié de "sans limite", c'est-à-dire de manière indéfinie.

ATTENTION: Même si l'entreprise a déclarer des pertes en N-1, l'entreprise ne devra pas l'IS mais elle devra néanmoins s'acquitter de l'IFA (Impôt Forfétaire Annuel). Le législateur a prévu la récupération de l'IFA comme charge déductible (en moins du résultat à déclarer) à la condition que l'entreprise réalise un bénéfice supérieur à l'IFA (pour récupération totale) durant les 2 ans qui suivent le déficit fiscal. Dans le cas inverse, l'IFA est définitivement perdu.

Exemple:

 La société ROBERT a réalisé les résulats suivants durant les 3 dernières années:

N-2: - 100 000€ (pertes)

N-1: + 80 000€ (bénéfices)

N: + 120 000€ (bénéfices)

Durant les 2 premières années, l'entreprise s'est acquitée de l'IFA.

Actions : Détaillez les impositions et les retraitements qui ont été opérérés durant ces 3 années.

N-2:

RF= - 100 000€, IS = 0€ et IFA à devoir.

N-1:

RF = + 80 000 - 100 000 = - 20 000€, IS = 0  et IFA à devoir.

N:

RF = 120 000 - 20 000 = 100 000€

Imputation de l'IFA = 2 ans x IFA en déduction (en moins)

Bénéfice imposable = (100 000 - 2 ans x IFA)

IS = ( 100 000€ - 2 x IFA ) x 331/3

En revanche, pour les entrepreneurs soumis à l'IR, le déficit peut être reporté sur le montant de l'imposition global du foyer.

Exemple:

 La SNC le GUELEC a déclaré un résultat fiscal en perte de 60 000€. L'entreprise est représentée par 3 associés ayant la répartitions des parts suivantes:

Associé AMEL:

Parts détenues (50%) pour un montant de 15 000€.

Associé BELIN:

Parts détenues (40%) pour un montant de 12 000€.

Associés CAROI:

Parts détenues (10%) pour un montant de 3 000€.

Action : déterminez les reports de déficit pour chacun des associés puis en prenant en considération que l'associé CAROI est déclaré comme insolvable.

 1. Calcul des reports des déficits:

Associé AMEL:

Parts détenues (50%) = - 60 000€ x 50% = - 30 000€ à devoir.

Puique le montant de l'apport initial de fond ne couvre pas l'intégralité de la perte, l'associé doit verser 15 000€ à partir de ces biens personnels.

Associé